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Ma définition de la permaculture

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Préambule :

Dans cet article, je n’ai pas l’intention de donner la définition parfaite de la permaculture, ou bien, de copier la définition de wikipédia pour la resservir ici. Je préfère ajouter ma touche personnelle, ce qui me paraît plus intéressant.

Je pense aussi que cette définition de la permaculture évoluera au cours de ma vie. Dans le sens où un jour je reviendrai probablement peaufiner mes pensées au gré de l’expérience accumulée et du recul sur les choses.

Ma définition :

Je commencerais donc par dire que la permaculture est à la fois une philosophie de vie mais aussi une pratique. Et non, ce n’est pas une technique de jardinage. Le jardinage fait partie de l’ensemble des réalisations attenantes à la permaculture. C’est juste que la permaculture est une manière de concevoir et de pratiquer le jardinage sous un angle différent.

Le jardinage en permaculture n’a rien à voir avec le jardinage ou l’agriculture contemporaine de ces dernières décennies. En réalité, nos grands ou arrières grands parents faisaient beaucoup plus de permaculture que nous aujourd’hui. Mais ils ne le nommaient pas ainsi car c’était plutôt naturel pour eux d’agir avec la nature plutôt que contre elle. On ne nomme pas un problème s’il n’existe pas.

Face à l’accélération de la dégradation des sols depuis les années 1950 avec l’arrivée des engrais chimiques et autres activités très polluantes, il a bien fallu trouver une voie pour répondre à ces problématiques. D’où l’apparition du mot permaculture introduit dans les années 1970 par Bill Mollison, un biologiste australien. Ce mot est la contraction de “permanent culture” en anglais. C’est-à-dire la culture de la régénération permanente à l’image de ce que fait la nature.

Dans les années qui suivirent ce courant de pensée australien, on s’est vite aperçu qu’on pouvait l’étendre au delà de l’agriculture. En effet, l’être humain a non seulement besoin de se nourrir mais il a aussi besoin d’être logé et de tisser des liens sociaux. C’est ainsi que la permaculture se développa en une approche systémique de la vie sur le plan environnemental, social et économique.

Donc il faut bien comprendre que la permaculture – en tant que philosophie de vie et en tant que pratique – est aussi vieille que l’humanité. Seulement, on a été obligé de la conceptualiser et de la nommer pour la faire renaître dans les consciences pour répondre aux problématiques de la fin du 20ème siècle. C’est d’ailleurs en s’inspirant des nombreuses pratiques traditionnelles à travers le monde que Bill Mollison a construit le concept de la permaculture. Comme quoi, vous le voyez, la permaculture s’est transmise génération après génération sans pour autant qu’on la nomme.

Suivant la pensée de Bill Mollison, la permaculture est basée sur trois principes fondamentaux : prendre soin des humains, prendre soin de la nature et redistribuer les surplus de production.

Bill Mollison

Bill Mollison

 

De la pensée à la pratique de la permaculture :

Concrètement, cela veut dire que chacun de nous est en quelque sorte un permaculteur. Etes-vous travailleur social ? Dépannez-vous votre voisin en échange de quoi il vous donne des légumes dans votre jardin ? Allez-vous recycler vos déchets verts ? Faites-vous partie d’une association ? Donnez-vous des cours de mathématiques à des élèves en difficulté ? Fertilisez-vous votre sol sans engrais chimiques ? Etc.

A chaque fois que vous agissez pour le bien-être des Hommes et de la Nature, que vous rendiez service ou que vous partagiez des ressources ou du savoir, alors vous faites de la permaculture. Ce sont des actions régénérantes !

Je reconnais qu’il est difficile de se remettre en question et d’évoluer vers un moi qui nous ressemble (pour tout un tas de raisons ou de fausses excuses). Alors je pense que commencer à pratiquer la permaculture dans son jardin est une bonne façon de s’initier à l’exercice. Il est plus facile de changer son environnement que soi-même. On peut alors commencer par trouver son “bonheur” en cultivant de bons légumes, tout en respectant son sol. La nature est une source d’inspiration et nous montre le chemin initiatique. Voilà déjà une belle action régénérante qui permettra peut être par la suite d’être mieux préparé à changer soi-même !

Personnellement, j’encourage la pratique du jardinage comme une forme de thérapie. En ce qui me concerne, depuis 2014, lorsque j’ai pris mon courage à deux mains pour changer de vie et que j’ai constaté mon état de dégénérescence globale (santé, moral, travail, etc.), j’ai entrepris des actions de permaculture sans vraiment le savoir.

J’ai commencé par soigner mon régime alimentaire, par pratiquer plus de sport, puis de fil en aiguille par ouvrir mon esprit. Ce qui m’a amené à vouloir plus d’indépendance et de liberté dans ma vie, et logiquement une indépendance alimentaire en voulant produire mes propres ressources. Car oui hélas, je ne suis pas satisfait de la qualité de l’alimentation proposée dans le commerce.

Je suis dans une sorte de spirale régénérante et autant que je le pourrai, je le ferai de façon régulière. C’est ça la culture permanente et régénérante, voilà ma définition de la permaculture.

Merci de m’avoir lu, je me ferai le plaisir de lire vos témoignages.


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